Littérature suédoise : 5 nouveaux livres suédois traduits en français à découvrir

©Martin Edström/imagebank.sweden.se

 

Vous rêvez de découvrir les derniers bijoux de la littérature suédoise, mais le suédois vous échappe ? Pas de panique ! Nous avons la solution parfaite pour vous. La Suède en kit vous propose de découvrir une sélection de 5 œuvres exceptionnelles de la littérature suédoise, fraîchement traduites et publiées en français, pour vous plonger dans des histoires absolument captivantes et ayant toutes fait parler d’elles en Suède. Et le meilleur dans tout ça ? Il y en a pour tous les goûts…! 

 

Nevabacka, Terre des promesses, Maria Turtschaninoff

Née en 1977 à Helsinki, Maria Turtschaninoff, Suédophone de Finlande, a reçu plusieurs prix littéraires en Suède et en Finlande. Son roman Nevabacka, Terre des promesses (Arvejord en suédois) est sa première traduction française. Le roman plonge le lecteur dans la vie d’une ferme située dans un village de l’Ostrobotnie et explore entre autres la relation profonde entre l’homme et la nature qui l’entoure. Récompensé par le prestigieux prix Yle en 2022, ce roman a séduit les lecteurs à travers le monde, puisqu’il a déjà été traduit dans plusieurs langues !

Dans ce récit composé de courts épisodes, Maria Turtschaninoff fait voyager ses lecteurs à travers 400 ans d’histoire, au sein d’une famille, du XVIIe siècle à nos jours. Chaque chapitre met en lumière des petits moments clés de la vie des différents personnages de différentes générations. Il offre notamment une réflexion profonde sur les aspirations humaines qui demeurent constantes à travers le temps, et ce, malgré l’évolution des normes culturelles et sociales. Vous aimez également la mythologie finlandaise et la connexion ancestrale des Finlandais avec la forêt ? Parfait, ce sont des thèmes très présents dans ce roman ! Publiée le 18 janvier 2024 aux éditions Paulsen, la traduction du suédois (de Finlande) est signée Marina Heide et Johanna Kuningas.

©editionspaulsen.com

Résumé de l’éditeur : 

“Nevabacka est le roman choral d’une famille et son point d’ancrage sur fond d’histoire finlandaise.

Finlande, XVIIe siècle. En récompense de ses bons et loyaux services, un soldat de la Couronne se voit offrir une terre. Il y construit sa ferme à l’orée de la forêt et en prend le nom : Nevabacka. Un héritage que les siens devront faire fructifier malgré les coups du sort, la guerre, la famine, les épidémies. Dans ces contrées sauvages, peuplées de créatures légendaires, la terre transforme ceux qui croient la façonner. Pour le meilleur et pour le pire, quatre siècles durant, les descendants de Matts y puiseront leurs racines.
Dans ce roman choral empreint de réalisme magique, les destinées individuelles se déploient sur une trame qui mêle habilement l’histoire éphémère des hommes à celle, éternelle, de la nature.” ©editionspaulsen.com

 

La prise du diable, Nina Wolff

Née en 1973 en Scanie, Lina Wolff est autrice et traductrice et a notamment remporté le prix August en 2016 avec son roman Les Amants polyglottes (traduit par Anna Gibson et publié chez Gallimard en 2018). Dans son nouveau roman La prise du diable (Djävulsgreppet en suédois), le récit plonge rapidement le lecteur dans l’histoire d’une jeune Suédoise installée à Florence avec son mari italien, qu’elle tente de « changer » pour le meilleur et dont le mépris envers son éducation devient source de tension, de violence et de manipulation ; et au fil des pages, le pouvoir au sein du couple oscille, passant des coups spontanés à une violence structurée et bien calculée… À la fois directe et sombre, l’histoire offre un portrait sans fard de la condition humaine dépourvue de toute illusion thérapeutique, où le thème délicat de la violence conjugale révèle la misogynie qui persiste dans notre société moderne. Publiée le 5 janvier 2024 aux éditions Les Argonautes, la traduction de ce roman est signée Anna Gibson.

La Prise du diable, roman de l'autrice suédoise Lina Wolff
©argonautes-editeur.fr

Résumé de l’éditeur : 

“Une jeune femme scandinave s’installe à Florence où tout lui semble étranger et écrasant : les toits de tuiles, les tours des églises, l’homme qu’elle a rencontré. Elle se dit qu’elle vient d’une région froide et aride, et qu’il pourrait bien être celui qui réchauffera la terre gelée en elle. La prise du diable est l’histoire de ces deux-là, de leurs corps et de leurs esprits. De l’emprise qu’elle a sur lui, et de l’emprise de plus en plus forte qu’il exerce sur elle. Dans un récit aussi radical que vertigineusement drôle, Lina Wolff dépeint la folie misogyne déguisée en normalité de notre société.”  ©argonautes-editeur.fr

 

De pain et de lait, Karolina Ramqvist

Née en 1976 à Göteborg, Karolina Ramqvist est journaliste et autrice. Elle a publié plusieurs romans et a notamment reçu le prix Per Olov Enquist pour pour sa position unique dans la littérature suédoise contemporaine. Son ouvrage La Femme ourse, également traduit par Marina Heide et publié chez Buchet Chastel en 2021 a été chaleureusement accueilli par la critique francophone, mais également au niveau international.

Son nouvel ouvrage, De pain et de lait (Bröd och mjölk en suédois) nous plonge cette fois ci dans le récit poignant d’une femme qui, dès son plus jeune âge, apprend à composer avec la solitude à travers la nourriture. Elle grandit aux côtés de sa mère souvent absente, passant de nombreux moments avec ses grands-parents. L’enfance du personnage est ponctuée de découvertes culinaires où la cuisine devient son refuge, un besoin qui semble impossible à satisfaire, transformant la solitude en une compagnie rassurante mais également alarmante. La dépendance à la nourriture prend peu à peu forme, jusqu’à ce que la protagoniste, devenue mère à son tour, réalise l’ampleur de son addiction et décide de demander de l’aide. Le récit révèle également l’histoire des grands-parents, venant d’un milieu modeste, est étroitement liée à la cuisine de la grand-mère, transmettant ainsi des traditions et un sens de l’appartenance. C’est une histoire émouvante sur l’enfance, sur la maternité et la famille, mais aussi une critique acerbe de la société de classe suédoise. Publié le 18 janvier 2024 aux éditions Buchet Chastel, la traduction du suédois est signée Marina Heide.

©buchetchastel.fr

Résumé de l’éditeur : 

“Suis-je aujourd’hui ce que j’ai mangé hier ? De quoi ai-je hérité au moment de passer à table?

Dans De pain et de lait, Karolina Ramqvist explore ses madeleines proustiennes et nous invite à découvrir l’histoire culinaire et affective d’une famille sur trois générations. Elle se souvient de l’ivresse d’une orgie de clémentines, de la recette du riz au lait cuisiné par sa grand-mère et de l’amertume des crêpes laissées par sa mère pour le goûter qui lui signalaient qu’elle serait seule à la maison.

En retraçant son autobiographie par le prisme de la nourriture, Karolina Ramqvist interroge avec délicatesse ce qui l’a construite, et ce qu’elle tente de transmettre.” ©buchetchastel.fr

 

L’Araignée, Lars Kepler

Le duo derrière le pseudonyme Lars Kepler, Alexandra Coelho Ahndoril et Alexander Ahndoril, n’a pas seulement conquis la Suède, mais bel et bien le monde entier avec leur série sur Joona Linna. Lars Kepler a remporté de nombreux prix en Suède, dont le Årets Deckarförfattare en 2021.

L’Araignée (Spindeln en suédois) est le neuvième opus d’une longue série publiée chez Actes Sud entre 2010 et 2024 mettant en scène Joona Linna et Saga Bauer. Le dernier tome s’appuie sur les événements des précédents ouvrages et nous plonge une fois de plus dans l’univers sombre et captivant de ces enquêteurs hors pair ! Ici, les protagonistes doivent unir leurs forces pour sauver les victimes et faire face au tueur en série Jurek Walter, tandis que Saga découvre que les menaces reçues sur une carte postale quelques années auparavant sont sur le point de se concrétiser. L’Araignée offre une intrigue bien ficelée, riche en action et en suspense, qui saura vous tenir en haleine ! Publiée en janvier 2024 aux éditions Actes Sud, la traduction du suédois est signée Marianne Ségol-Samoy.

©Actes-Sud.fr

Résumé de l’éditeur : 

“Un grand sac en caoutchouc est retrouvé suspendu à un arbre à Kapellskär, petite ville portuaire au nord de Stockholm. À l’intérieur, un corps presque totalement dissous et une cartouche d’un blanc laiteux. Peu avant, l’inspectrice Saga Bauer avait reçu une figurine en étain à l’effigie de la victime accompagnée d’un indice sur le lieu du crime. Saga fait rapidement le lien avec une carte postale troublante qu’elle a reçue plusieurs années auparavant, évoquant neuf balles blanches, dont la dernière serait destinée à son collègue Joona Linna. À en croire cette mystérieuse missive, seule Saga serait en mesure de le sauver. Elle n’avait pas pris la menace au sérieux. Jusqu’à aujourd’hui.

Lorsqu’elle reçoit une nouvelle figurine, le compte à rebours est lancé, mais plus Saga s’agite pour essayer d’empêcher l’inévitable, plus elle s’empêtre dans les fils de la toile tissée par l’assassin. Serait-elle finalement la véritable proie de l’Araignée ?

Avec cette nouvelle enquête du duo d’enquêteurs, Lars Kepler, maître du thriller psychologique immersif et addictif, est au sommet de son art.” ©Actes-Sud.fr

 

Féminicide, Pascale Engman

Né en 1986, Pascal Engman est ancien journaliste, aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs suédois de romans policiers les plus populaires de sa génération. Sa série indépendante sur Vanessa Frank ayant conquis plus de 20 pays et lauréat du prix Petrona 2023 du meilleur roman policier scandinave de l’année, Féminicide (Råttkungen en suédois) est sa première traduction française.

Dans les rues de Stockholm, le meurtre brutal d’une jeune femme secoue la ville. Chargée de l’enquête, Vanessa Frank perçoit rapidement des éléments qui ne cadrent pas. Lorsqu’un autre corps est découvert, elle se demande si ces affaires sont liées. Plongée dans une course contre la montre, elle devra démêler les fils d’une intrigue complexe. Engman captive le lecteur dans ce récit où chaque page suscite un sentiment d’urgence, où les chapitres courts créent une tension absolument palpable ! Au-delà de l’intrigue principale, l’histoire explore également d’autres formes d’oppression, notamment à travers le regard de Jasmina Kovac, jeune reporter confrontée à ces réalités dans son travail. Publié le 2 février 2024 aux éditions Nouveau Monde, la traduction du suédois est signée Catherine Renaud.

©nouveau-monde.net

Résumé de l’éditeur : 

“Emelie Rydén, vingt-cinq ans, est retrouvée assassinée dans son appartement. Tout accuse son ex-petit ami violent, l’affaire semble simple. Un peu trop simple pour l’enquêtrice Vanessa Frank… Et lorsque la victime d’une agression sexuelle se manifeste, Vanessa commence à tirer un fil. La ville semble de moins en moins sûre pour les femmes et en poussant ses investigations, elle va découvrir un réseau d’hommes unis dans leur violente misogynie et qui prolifèrent dans les recoins les plus sombres d’Internet – les « incels », des « célibataires involontaires ». Pourtant, c’est sûr, quelque chose lui échappe…

Féminicide n’est pas seulement un thriller qui conjugue avec brio rythme, émotions fortes et portraits habiles des personnages, il est aussi le miroir d’une société sous la surface de laquelle opèrent des forces destructrices, alimentées par la marginalisation et une vision déformée de la relation entre les sexes.” ©nouveau-monde.net

 

©Ulf Lundin/imagebank.sweden.se

Avez-vous déjà lu ces ouvrages ? Si ce n’est pas encore le cas, j’espère que cette sélection comblera vos attentes littéraires et vous accompagnera chaleureusement en ce début printanier. Bonne lecture et n’hésitez pas à partager vos impressions en commentaires !

A propos Ella.H 1 Article
Jeune diplômée en littérature scandinave de l'Université de Lund, je suis une Normande passionnée installée en Suède (Scanie) depuis 2019. Mes sujets de prédilection sont la littérature scandinave, la traduction littéraire, l'histoire, les sorties en pleine nature et la photographie.

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