“Effrayés” ou “confiants”, des francophones de Suède témoignent en pleine crise du coronavirus

Gardez ces distances à 2 mètres
©1177 Vårdguiden

La Suède faisait parler d’elle déjà avant la crise du coronavirus, en général de manière positive. Aujourd’hui, par sa gestion de la crise, elle déconcerte clairement. La communauté française de Suède se trouve tout particulièrement déroutée tant la « stratégie » suédoise se situe aux antipodes de la réponse française. Lorsque le Président de la République déclarait la guerre au covid-19 en imposant le confinement, le Premier ministre suédois en appelait à la responsabilité civique de tout un chacun ; quand la France interdisait, la Suède se contentait de « recommandations ». La Suède En Kit a lancé un appel à témoignages pour savoir comment ses lecteurs, francophones du nord au sud de la Suède, vivent cette dichotomie.

 

« Dans le grand Nord, il n’y a aucune difficulté à maintenir la distance sociale. »

C. travaille comme prof de français au lycée de Kiruna, la commune la plus au nord de la Suède. Au 31 mai 2020, on comptait 425 cas confirmés de covid-19 dans cette région et 46 décès. Depuis 4 ans, C. enseigne à distance donc sa « situation de travail n’a pas beaucoup changé ». Elle est habituée aux visioconférences entre collègues. « Ici, dans le grand Nord, il n’y a aucune difficulté à maintenir la distance sociale. Et pendant le week-end, tout le monde s’éloigne encore plus de la civilisation. Je reste chez moi plus de 2 mois sans problème. Mon mari travaille dans la mine et mon fils a continué ses études à distance à l’université, comme avant. Nous évitons de faire les courses plus d’une fois par semaine et nous commandons le vin en ligne. Nous promenons les chiens tous les jours comme d’habitude. Mais on ne reçoit pas de visites à la maison ». Elles sont remplacées par des chats sur Messenger. « Parfois on parle avec les voisins – mais à distance. Le plus gros souci est de ne pas pouvoir rendre visite ma mère qui vit dans une maison de retraite, mais heureusement elle n’a pas été infectée. Et nous non plus. Mais on doit continuer à être très prudent en maintenant la distance sociale et en se lavant les mains. »

Ville et mine de Kiruna
Ville et mine de Kiruna ©Jonatan Stålhös/imagebank.sweden.se

« J’ai ressenti le manque de logique »

D. s’est installé aux alentours d’Örebro en juin 2019 avec sa compagne. Cette région est plus touchée à raison de 1 795 cas confirmés au 31 mai et de 133 décès. D. témoigne : « Nous avons fortement réduit nos sorties en ville et nous nous limitons à aller à Coop et à Ica Maxi. Dans le cadre du travail, cela est différent, je n’ai pas d’autres choix que de me déplacer. Sur les chantiers, mon employeur met à notre disposition du gel hydroalcoolique, mais aucun masque (pas besoin de gants sachant que l’on en porte déjà en temps normal). Parfois nous n’avons pas d’autres choix que d’aller dans les bâtiments pour prendre des mesures etc. Et c’est à ce moment-là que j’ai ressenti le manque de logique.  Par exemple, un jour, nous devions passer à travers des bureaux pour prendre des mesures et vérifier la solidité du plafond. Nous étions avec le responsable de chantier, le responsable du bâtiment, mon collègue et moi-même. La personne dans le bureau nous dit qu’ils sont en confinement, qu’il n’y a personne dans les bureaux, qu’il est le seul mais que, sachant que nous venions de l’extérieur, seulement trois personnes pouvaient entrer dans les bureaux. Étant le dernier à fermer la porte, j’ai dû ressortir. J’ai trouvé cela stupide. » D. raconte un autre incident où son équipe avait été autorisée à prendre le petit-déjeuner dans une salle, mais interdits d’accès plus tard pour prendre le fika. D. trouve que « le Suédois a besoin de règles et de lois car, dans le cas contraire, il fait des choses illogiques. Le Suédois étant très respectueux des règles, il aurait fallu que le gouvernement mette des règles pour les gens sur les chantiers. » À part cela, D. trouve que « le gouvernement suédois a bien eu raison de faire confiance à la conscience suédoise pour se limiter dans les sorties. »

 

« Je suis perplexe quand les médias parlent de deuxième vague. »

B. est professeur de français à Linköping, à l’école Elsa Brändström, et partage sa vie entre Linköping et La Tranche-sur-Mer. Il fait normalement les allers-retours toutes les deux-trois semaines grâce à Air France et KLM. B. et son épouse, qui habite à la Tranche-sur-Mer et a l’habitude de faire les mêmes voyages, ne se sont pas revus en vie réelle depuis le 25 février. B. compte rentrer en France le 18 juin pour y passer les grandes vacances. Dans la région d’Östergötland, où est située Linköping, on constate 2 091 cas confirmés et 192 décès au 31 mai. B. témoigne d’un « tsunami » dans son établissement et se dit « perplexe quand les médias parlent de deuxième vague ».

Vallastaden, quartier "smart" à Linköping
Vallastaden, quartier “smart” à Linköping ©Ida Gyulai/imagebank.sweden.se

 

« Les gens ont eu peur au début », puis « il y a eu un relâchement ».

A. vit à Västervik, dans la région de Kalmar, sur la côte baltique du Småland, une région jusqu’à ce jour encore peu touchée par le covid-19 : au 31 mai, on compte 349 cas confirmés et 35 décès. « Les gens ont eu peur au début », puis « il y a eu un relâchement ». Au niveau familial, A. note de petites tensions dûes au fait que sa fille aînée, asthmatique et atteinte de plusieurs allergies, se doit de garder ses distances, tandis que la cadette « veut vivre normalement ». Côté hygiène, le savon et le gel hydroalcoolique sont de rigueur, mais cela n’a rien changé par rapport à avant la crise.

 

« Je suis inquiète pour notre retour en France en juin. »

N. vit depuis janvier 2020 à Åkersberga, au nord de Stockholm, avec son compagnon qui fait un stage d’études au laboratoire de l’Université de Stockholm. Stockholm est la région la plus touchée, l’épicentre de la crise avec 12 149 cas confirmés et 2 055 décès. N. garde des enfants chez un particulier et remarque que « les bus et métros sont beaucoup moins remplis qu’en janvier-février, parfois même en dehors des heures de pointes, je suis seule dans une rame de métro ». Son conjoint, quant à lui, poursuit son stage à la maison grâce au télétravail. « Au fond, cette crise n’a pas impacté dramatiquement notre vie ici en Suède » mais « même si le confinement n’est pas obligatoire, nous avons-nous-mêmes annulé nos voyages en train le week-end à travers la Suède pour limiter la propagation du virus. On ne sort que pour les courses et très rarement dehors, dans les bois près de chez nous pour prendre l’air. » La visite de proches venant de France prévue en avril a également été annulée. N. raconte avoir « eu quelques jours de fièvre fin mars mais j’ai juste attendu que ça passe. Comme je n’avais aucun autre symptôme, je ne me suis pas inquiétée plus que ça, ce n’était peut-être qu’un coup de froid. » Elle n’est pas trop inquiète de la situation en Suède. Par contre, elle est « plus inquiète pour notre retour en France en juin car je n’ai aucune idée de comment ça va se passer pour nous une fois rentrés sur le territoire. »

 

« Je suis extrêmement perdue. »

M. quant à elle est « extrêmement perdue ». D’une part, elle se réjouit d’habiter dans un pays où on peut « sortir librement dehors et prendre l’air, sans avoir à montrer d’attestation ». Elle est « contente que la Suède ait fait le choix de faire confiance à la responsabilité de ses citoyens » qui pour elle est « une très grande preuve de liberté et […] que c’est très important pour la santé mentale et physique ». D’autre part, elle vit « un peu avec la boule au ventre, car je vois que beaucoup de personnes que je côtoie (car je ne peux pas télétravailler dans ma profession) n’ont pas adopté les gestes barrières, vivent comme si de rien était, sous-estiment la dangerosité du virus… Je vois les habitants de ma résidence se retrouver presque tous les jours et faire des grands barbecues, manger tous ensemble, les uns contre les autres. Beaucoup de mes proches habitant en France m’ont fait part de leurs inquiétudes vis-à-vis du choix de la Suède de ne rien fermer et de ne pas confiner ses habitants, et j’ai essayé de les rassurer en leur répondant que de telles mesures auraient été inappropriées en France, mais que les Suédois sont plus habitués à respecter les règles et qu’il n’y avait pas matière à s’inquiéter. Je ne pense pas qu’il faille sombrer dans la peur et terroriser la population avec des informations alarmantes, mais même si la Suède fait son possible pour ne pas inquiéter les Suédois, moi je m’inquiète que si peu de gens soient inquiétés de cette situation grave dans laquelle nous sommes. » Au quotidien, M. travaille dans la culture : désormais elle filme et retransmet en direct les concerts et spectacles, sans public. Elle remarque que l’activité professionnelle a beaucoup diminué.

Randonnée dans l'artchipel de StockholmAC
©Maskot/Folio/imagebank.sweden.se

Une expérience Erasmus particulière

Sa. est arrivé dans la région de Stockholm fin août 2019, en tant qu’étudiant Erasmus. Beaucoup de ses amis sont partis au début de la crise : d’une centaine d’étudiants, ils ne sont maintenant plus qu’une vingtaine qui ont décidé de rester. « Nous étions une grande famille car nous vivions sur le même campus, allions ensemble en cours, en ville… On cuisinait même ensemble, en bref, les liens qu’on a tissés sont beaucoup plus intenses que l’on peut s’imaginer. Ainsi, je peux dire que mon quotidien a été impacté car moralement cela a été très difficile que cette aventure Erasmus doive s’arrêter brusquement comme ça. Cela a été aussi difficile car je ne savais pas si je devais rentrer ou pas. Je me rappelle d’une période où pendant une semaine, je ne faisais qu’appeler l’Ambassade de France pour savoir si oui ou non il fallait rentrer. Il faut dire que beaucoup d’entre nous n’étaient pas rassurés par le manque d’action de la Suède quant à endiguer la pandémie. Tout ce que je peux dire maintenant, c’est que j’ai bien fait d’écouter mon cœur et de rester ici, car plus le temps passe, plus je fais confiance en cette politique suédoise, assez spéciale, il faut le dire. Puis en tant qu’étudiant en échange, je sais que j’évite cette frustration en terminant sereinement et complètement mon année d’échange universitaire. » Au quotidien, Sa. témoigne de la décision des étudiants restés sur le campus « de limiter les risques en évitant d’aller en ville ou en évitant tout contact extérieur inutile. Pendant deux mois, nos seules sorties étaient en direction du supermarché. Or, aujourd’hui c’est différent, nous avons pris conscience qu’il ne restait qu’un mois avant la fin de cet Erasmus, et nous voulons tous profiter des derniers jours tout en étant conscients et responsables. Il n’était pas difficile de rester confiné pendant ces deux mois puisque nous vivons dans un immense espace forestier et qu’ensemble nous avons été créatifs en créant diverses activités comme des sorties gym, sport, randonnées, ou tout simplement des soirées ou des aprem à cuisiner tous ensemble ou à prendre le soleil ! »

 

« Sommes-nous devenus plus suédois que nous ne le pensions ? »

Se. est installé avec sa famille belgo-polonaise à Malmö depuis plus de 10 ans. En Scanie, on compte 1 739 cas confirmés et 186 décès. La famille habite une petite maison avec un jardin. Se. travaille à Copenhague, désormais en télétravail, et les enfants vont à l’école internationale à Malmö. « Honnêtement, au début, nous avons eu très peur de la gestion de la crise par la Suède. Pour certaines raisons, nous nous sommes auto-confinés pendant quelques semaines, suivant ce que faisait (presque) tous les autres pays d’Europe. Nous avons donc fait livrer nos courses, notre vin, tout ce dont nous avions besoin et ne sommes pas sortis dans des lieux “publics” pendant quatre semaines. » L’école a rapidement mis en place l’enseignement à distance et les enfants sont donc également restés à la maison. Se. s’attendait à une réelle catastrophe. Ne faisant pas trop confiance à la gestion des soins en Scanie, ils ont vraiment eu « peur d’être infectés et de devoir “dealer” avec le système. Finalement après ces semaines, tout en gardant une vue quotidienne sur les statistiques suédoises, nous nous sommes rendus compte que la crise annoncée n’arrivait pas. Bien sûr le nombre de décès comparé aux autres pays nordiques est énorme, mais nous nous sommes focalisés sur les chiffres d’admission à l’hôpital et en soins intensifs. »

Au bout d’un moment, l’école a décidé de n’offrir l’enseignement à distance qu’aux enfants de personnes vulnérables, et les enfants supportant mal la situation, ils sont retournés à l’école. « Finalement, jusqu’ici tout va bien – pourvu que ça dure ! – et tout le monde se sent mieux. En même temps, nous avons commencé à revivre, mais pas normalement. On ne porte pas de masques ni de gants (1% max des gens en portent dans le coin), mais on reste bien loin des autres si possible, on se lave les mains comme jamais, ne se touche pas le visage etc… Les premières sorties furent difficiles et anxieuses, maintenant ça va mieux. On va faire nos courses (moins souvent qu’avant), on va dans les magasins si besoin (mais beaucoup moins qu’avant), et on est retourné à la gym. » Aux amis et à la famille qui craignent que “la Suède essaye de tuer sa population”, Se. les rassure en disant qu’« en effet, nous ne sommes pas confinés, qu’il n’y a pas d’OBLIGATION de fermer les magasins, restaurants etc. mais qu’en pratique, beaucoup de gens télétravaillent, que les gens ne doivent pas avoir de certificat médical par exemple pour ne pas aller bosser, que beaucoup de magasins sont simplement fermés » ou ont changé leurs horaires d’ouverture, pour cause de manque de clients.

Selon Se., la méthode suédoise semble ne pas trop mal marcher. « Notre point de vue a donc évolué de totalement effrayé et scandalisé par la gestion suédoise à une vision plus confiante. » Il se demande entre autre, comment les autres pays vont faire, dans l’attente d’un vaccin qui peut tarder, et croit que ces pays vont peut-être devoir faire comme en Suède. Se. reconnaît aussi qu’« on a appris beaucoup sur le système suédois : la manière dont ce genre de crises est gérée non pas par les politiciens mais les scientifiques… » En suivant quotidiennement les informations et les statistiques sur différents sites, il trouve que c’est positif qu’en Suède les actualités traitent de la crise « de manière “propre” et “neutre”. Pas d’images et titres racoleurs ou très peu. Ce qui a aussi pour effet de ne pas créer une hystérie collective qui peut être sentie dans d’autres pays. Bien sûr, certains crient à la censure et au mensonge des médias au service de l’état meurtrier suédois… En tout cas si c’est le cas, ils sont vachement forts ! » Se. achève ainsi : « Peut-être que cette crise nous fait nous rendre compte que nous sommes devenus beaucoup plus suédois que nous ne le pensions » et promet «  d’envoyer une bouteille de champagne à Anders Tegnell » à la fin de la crise s’il s’avère qu’il a eu raison.

Skyline de Malmö
Skyline de Malmö ©Werner Nystrand/Folio/imagebank.sweden.se

 

En étant un des rares pays à refuser le confinement, la Suède défraie la chronique et les projecteurs du monde en entier se tournent vers elle. Sa gestion de la crise est due à un nombre de particularités suédoises. La liberté de mouvement est inscrite dans la constitution de la Suède, et complique, voire rend impossible, la mise en place d’un confinement. Il n’y a pas d’ingérence politique dans les décisions prises par les administrations suédoises. La population fait confiance aux experts et aux institutions ; ce qui réduit probablement le nombre de débats hostiles ou la remise en question dans les médias. Toutes ces particularités sont tellement évidentes pour les Suédois qui n’y pensent même pas, alors que pour les étrangers, cela peut paraître complètement incompréhensible. Un choc culturel en quelque sorte. Le monde entier se pose actuellement la question de savoir si la Suède a raison ou tort d’agir ainsi (pour certains, de ne pas agir). La question reste encore sans réponse car il est trop tôt pour faire le bilan de ce pari sur la responsabilité civique des habitants de la Suède.

A propos Audrey L 97 Articles
Française vivant en Suède depuis 1999 et travaillant dans le domaine culturel, je souhaite faire part de mon expérience et de mes connaissances de la société suédoise pour aider mes compatriotes à s'installer en Suède.

4 Commentaires

  1. Bonjour
    Pour faire suite à l article concernant le ressenti des français face au covid en Suède je voulais juste rassurer ceux qui souhaitent rentrer en France
    J ai pris un avion Stockholm Paris samedi. Aucun pb pour rentrer
    Avoir rempli les docs demandes et avoir un masque
    Passage douane sans aucun pb
    Cathy. Stockholm

  2. Je ne peux m’empêcher de réagir au dernier témoignage.
    Ce n’est pas une bouteille de champagne que je souhaite à Mr Tegnell, mais un procès pour homicide par manque de prévention. La situation n’est pas catastrophique en Suède ? Veuillez consulter les données de l’ECDC et regarder les graphiques pour les pays de l’UE plus Norvège, Islande, Suisse et Royaume-Uni. Comparons ce qui est comparable: les pays nordiques… et il n’y a pas photo ! Et https://covid19-surveillance-report.ecdc.europa.eu/
    Je viens de Belgique et ai acquis la nationalité suédoise il y a deux ans. Depuis le début de la crise je regarde les chiffres pour mes deux pays. Et mon observation est que: lorsque l’on a une densité de population 10 fois moindre en Suède qu’en Belgique et lorsqu’on a des modes de contacts déjà bien plus distants à la base (voir les articles plein d’humour ‘les dix commandements’ sur le site de la Suède en kit), on peut franchement mieux faire en Suède que ce qu’on y fait pour diminuer les dégâts !
    Lorsque je vois que mes jeunes collègues médecins rhumatologues sont encore aujourd’hui, en juin 2020, priés de renforcer les équipes médicales dans les unités de COVID-19 à Stockholm, après une formation courte en urgence pour être capable d’intuber correctement les patients admis aux soins intensifs, je me dis que c’est une honte de ne pas avoir fait plus pour endiguer l’épidémie, une honte ! Une honte, car comment penser que des patients seront traités correctement quand une formation en soins intensifs qui requiert plusieurs années de formation a pu être donnée en deux semaines ? Une honte, car l’épidémie de COVID-19 n’empêche pas que l’on puisse souffrir d’autre chose et dès lors que des spécialistes d’autres disciplines (rhumatologie et pas seulement) ont déserté leur département qui était déjà en sous-effectif, je me demande combien de temps ces autres patients doivent maintenant attendre pour pouvoir être soignés. Une honte, car j’imagine le stress de mes collègues face à la responsabilité de faire des actes techniques sophistiqués en étant à peine formés. Une honte, car cet excès de dégâts (excès de morts et excès de stress) était évitable, tout simplement. C’est ce qu’ils ont fait dans les autres pays nordiques…

    • Je vous comprends. Je suis française, je vis en France, je ne connais pas la Suède et je consulte ce site parce qu’un membre d’un groupe facebook local nous vante les mérites du choix fait par la Suède de ne pas confiner. Je sais tout comme vous que la Norvège, la Finlande, le Danemark, ont un nombre de décès COVID 19 très nettement inférieur à celui de la Suède (Suède, 495 par million d’habitants, Danemark 103, Finlande 59, Norvège 45) ; même la France fait mieux (442) ; je découvre sur ce site que la Suède est encore en pleine épidémie, que l’interdiction de visite dans les maisons de retraite est prolongée jusqu’au 31 août prochain, que nombre de personnes en Suède ne pratiquent pas la distanciation physique … tout cela est effrayant… Si les français de Suède voulaient bien s’autoconfiner pendant une quinzaine de jours à leur retour en France cet été, ce serait sympa !

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