Mon Village Caio est comme un “village” pour parents (particulièrement les mères mais pas seulement), un café / lieu de rencontre centré sur le bien-être, la communauté, le soutien mutuel, la croissance. «Caio» est le nom du village en Guinée-Bissau où est née la mère de Théodora, fondatrice du café — « Mon village Caio » est donc un clin d’œil à ses racines.
Le projet, un “village dans la ville”
Le slogan du projet est « It takes a village to raise a child » — reflétant l’idée que l’entraide communautaire est essentielle. Théodora déclare : « Si nous prenons soin des mamans, nous prenons soin de toute la société.» « Je sais que c’est une ambition élevée, mais je veux que nous prenions davantage soin les uns des autres. Que nous retrouvions ce sentiment de village. »
Théodora a débuté sa carrière comme banquière d’investissement dans la banque britannique, poursuivi en tant qu’ enseignante Montessori, puis coach fitness. Sa famille a vécu dans plusieurs pays — elle a travaillé à Londres, a vécu au Japon, Dubaï, Bahreïn, Hong Kong etc. — avant de s’installer à Stockholm il y a cinq ans. Elle souligne des différences culturelles observées dans ces différents lieux de résidence. Au Japon, les aînés participent activement dans la société et aident. Elle a souhaité prendre le meilleur de ces cultures pour les regrouper dans le projet du « village ».



Théodora voulait créer un “village dans la ville” — un lieu où les parents ne sont pas seulement dans leur rôle parental, mais peuvent aussi être eux-mêmes, se connecter, partager et se ressourcer dans un point de rencontre où l’on peut converser sur la parentalité, la santé, la vie, la croissance professionnelle et assister à des ateliers.
Théodora raconte qu’au moment de l’ouverture de Mon Village Caio dans Vasastan, elle ressentait que ce qu’elle créait était plus qu’un café — une réponse à un manque vécu, spécialement pour les mamans.
Le concept : offrir du soutien, de la communauté sans jugement, des rencontres, des moments où l’on peut être soi-même, sans pression de performance.

« Construire un village en ville, une maman à la fois »
Théodora explique qu’à la naissance de ses enfants, elle a ressenti qu’elle devait faire un choix entre vie professionnelle et vie familiale — son ambition est d’aider les femmes à ne pas perdre leur identité en devenant mères.

« Les femmes perdent souvent leur identité quand elles ont des enfants. La carrière et tout le reste est mis en pause. Pour ma part, j’ai senti que je devais choisir entre le travail et la famille. C’est pourquoi il faut aider les femmes davantage. Il y a tant de choses qui se passent avec le corps en même temps qu’on ne veut pas prendre de retard, que ce soit dans la carrière ou socialement. »
Théodora met en lumière le manque souvent ressenti par les parents (et surtout les mamans) de soutien structurel, de communauté, de temps pour soi. L’équilibre vie personnelle / vie professionnelle est un enjeu central.
Selon une utilisatrice du lieu, le café lui permet déjà de rencontrer d’autres mamans, d’échanger sur ce qu’elle traverse, de se sentir moins isolée.

« Tu ne dois pas avoir l’impression qu’il faut partir si les enfants pleurent. Tout le monde ici veut aider. » — déclare -t elle.

Au menu
Au menu : des plats sains, du café de qualité, du thé matcha, d’excellentes patisseries signées Fosh mais aussi un « babyccino »(une variante douce de cappuccino avec du chocolat) demandé par les clients, et des smoothies taille adulte et enfant.


Un coin aménagé pour l’allaitement se trouve derrière un rideau, avec lumière tamisée.

Activités proposées
Des événements réguliers, notamment petits déjeuners / rencontres pour les mères, ateliers, espaces de jeu pour enfants pendant que les parents se relaxent ou travaillent.
Les papas ne sont pas oubliés avec des « pappaträff » !

L’aménagement intérieur de l’établissement




Les solutions d’aménagement spécifiques facilitent les moments conviviaux des parents au café et ce, même jusqu’aux toilettes !

Franchise ?
Théodora envisage un modèle de franchise pour Mon Village Caio afin de pouvoir étendre ce concept dans différentes parties de la ville ou d’autres villes / pays.
Elle indique qu’elle opère sans cofondateur ou investisseur à ce stade, mais avec l’intention de développer un modèle de franchise, pour que d’autres quartiers ou villes puissent avoir leur propre “village”.
Adresse & réseaux
Bon plan : Une réduction pour les étudiants le mercredi
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