On a testé pour vous… la Tough Viking Race (et c’était dur)

© Richard Ström

Êtes-vous prêts à traverser un champ de boue, en ressortir avec une énorme paire de moonboots marron et lourds, avant de plonger dans un bac d’eau glacée, devenue une véritable baignoire pour cochons au fur et à mesure de la compétition ?

Le 26 août dernier, se tenait à Stockholm la Tough Viking Race, compétition sportive se revendiquant comme « la première course d’obstacles, et surtout la plus athlétique, en Scandinavie ». Ses différentes éditions ont lieu en Suède (Stockholm et Göteborg), Finlande, Norvège, ou encore à Paris ! Mais attention, n’est pas viking qui veut…

Le concept : courir et tester ses limites physiques

Djurgården est l’édition la plus dure des Tough Viking Race avec 15 km de course (au lieu de 8 ou 10), alternant plat et passages en forêt avec montées et descentes. Mais surtout, à la différence d’une course classique, vous ne courez jamais plus d’une dizaine de minutes d’affilée : vous devez vous arrêter, réussir une épreuve sous forme d’obstacle, puis repartir trempé, boueux, égratigné… dans un état physique et mental de plus en plus mis à mal.

Des obstacles pour petits et grands (mais mieux vaut être grand)

Si la nostalgie d’Intervilles ou de Fort Boyard vous pousse naïvement à vous inscrire, vous allez rapidement réaliser l’erreur de casting. Le programme est plus proche de Fear Factor ou Koh-Lanta, et vous allez rêver d’inscrire votre propre nom aux fameux Conseil éliminatoire.

© Richard Ström

Tous les éléments sont réunis pour vous faire souffrir :

  • la terre (version Mimi cracra, la boue elle aime ça)
  • l’eau (y compris sous forme de glace, les vicieux)
  • le feu (c’est vous la saucisse du barbecue)
  • l’air (vous savez maintenant pourquoi vous avez appris à monter à la corde au collège)

… auxquels il faut rajouter l’électricité, quelques footballeurs américains peu commodes et des soldats — suédois eux — en chair ferme et en os :

Être grand est certes un désavantage lorsqu’il s’agit de ramper ou se faufiler, mais être petit est un inconvénient de taille pour les obstacles — trop — hauts (comme la table irlandaise) qui sont pour le coup insurmontables.

Si vous ne parvenez pas à franchir un obstacle (sans parfois avoir même la force de tenter !), il vous faudra courir un peu plus en guise de pénalité.

L’esprit d’équipe

Il est recommandé de faire la Tough Viking Race au minimum à deux. Pourquoi ?
1. Pour ne pas abandonner !
2. Pour s’entraider lors de certaines épreuves comme les murs ou la rampe de skate

Qui joue à l’apprenti viking ?

Principalement des scandinaves (des deux sexes) : grands, tatoués, beaux, barbus (pour les hommes), aux muscles saillants… et des Français un peu perdus réfléchissant à l’article qu’ils vont écrire. ;-(
Le paradoxe ou la complexité de la course : les habitués des salles de musculation ne sont généralement pas les meilleurs coureurs… et après seulement quelques kilomètres, les premiers concurrents, à bout, ralentissent et se mettent à marcher.

Le look idéal du viking

Ici aussi l’expression « sortez couverts » a du sens : leggings, tee-shirt manches longues et même gants vous empêcheront de trop vous abimer, de résister un peu mieux au choc thermique de l’eau et de laisser moins de surface de peau pour les décharges électriques de l’épreuve 10 000 volts.

Envie malgré tout de jouer au viking ?

Les informations en français pour vous inscrire aux prochaines éditions en cliquant : ici.

A propos Fabrice E 41 Articles
Seulement en Suède depuis 2 ans, toujours curieux et intéressé par les différences culturelles France-Suède. Mes sujets de prédilection sont architecture, pop culture, médias, sorties culturelles et randonnées. Instagram : fabisverige

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