Les films français au Stockholms Filmfestival 8—19 novembre

Stockholm FilmFestival, Skandia Gala
©Emmanuel Castro Skött

Et si on se faisait un cinoche, un vrai, en français ? Loin des grosses productions hollywoodiennes, le Stockholms Filmfestival propose cette année, du 8 au 19 novembre, plus d’une dizaine de films français longs métrages.

L’affiche du festival, c’est Ava de Lea Mysius, le révélation de la Semaine de la critique au 70ème Festival de Cannes. Un film lyrique sur une adolescente qui apprend qu’elle va perdre la vue. C’est l’été, la vie, l’amour ; un premier long métrage d’une sauvage beauté tout en sentiments et sensations.


Jeune Femme de Leonor Séraille. Après une longue absence, Paula rentre à Paris, seule, à l’exception de son chat, et les poches vides. De rencontres en rencontres, la jeune femme, sublimement jouée par Laetitia Dosch, va prendre un nouveau départ.


Le Vénérable W., de Barbet Schroeder est un documentaire franco-suisse qui nous emmène en Birmanie, à la rencontre du très influent moine bouddhiste, le « Vénérable W. ». On se retrouve alors au cœur du racisme quotidien, à observer comment l’islamophobie et le discours haineux deviennent violence et destruction. La Birmanie est pourtant un pays où 90% de la population est bouddhiste, religion à la base pacifique, tolérante et non-violente.


Francois Ozon nous manipule dans L’Amant double, un thriller psycho-sexuel dans lequel une jeune femme fragile tombe amoureuse de son thérapeute, tout en se faisant vampiriser par son jumeau maléfique. Marine Vacth et Jérémie Renier sont excellents dans une guerre psy sur fond de décors zen et scandinaves.


D’après une histoire vraie (Based on a true story), de Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner et Eva Green, est l’adaptation à l’écran du roman de Delphine de Vigan. Delphine vient de publier un livre désormais devenu best-seller, consacré à sa mère qui s’est suicidée et tente d’écrire une nouveau roman. En même temps que des lettres anonymes l’accusent de s’être enrichie sur le malheur de sa mère, la romancière rencontre Elle, une jeune femme séduisante, intelligente, intuitive, qui la comprend mieux que personne. L’amitié prend petit à petit une tournure inquiétante.


L’Atelier (The Workshop), 9ème film de Laurent Cantet avec Marina Foïs. La Ciotat, été 2016. Antoine participe à un atelier d’écriture pour jeunes en insertion, animé par Olivia, une romancière connue. L’idée d’un roman noir autour du passé ouvrier de la ville et de son chantier naval fermé depuis 25 ans n’intéresse que peu Antoine, qui s’oppose alors au groupe et à Olivia. Cette violence alarme autant qu’elle séduit, et ils vont tous les deux nouer un rapport empreint d’attraction-répulsion.


Un beau soleil intérieur (Let the sundhine in). Dans cette comédie sentimentale de Claire Denis, Juliette Binoche incarne de façon inspirée une artiste à la vie sentimentale agitée. Rayonnante de sensualité, elle illumine le film et sert avec ironie les dialogues ciselés de Christine Angot.


Marvin ou la belle éducation (Reinventing Marvin) est un film d’Anne Fontaine, récompensé à la Mostra de Venise par le Lion d’Or. Martin Clément, né Marvin Bijou, a fui l’homophobie et l’intolérance de sa famille et de ses Vosges natales. Envers et contre tout, il décide de faire du théâtre, soutenu par la proviseure de son collège, pour raconter sur scène toute son histoire. Marvin, devenu Martin, va prendre tous les risques pour créer ce spectacle qui, au-delà du succès, achèvera de le transformer.


Rodin, de Jacques Doillon avec Vincent Lindon et Izia Higelin. À l’âge de 40 ans, le sculpteur Auguste Rodin reçoit enfin sa première commande de l’État, La Porte de L’Enfer. Il rencontre alors la jeune Camille Claudel, l’élève la plus douée de son atelier, qui devient son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité.


Si tu voyais son cœur (affiche du film)

Si tu voyais son coeur (If you saw his heart) est le premier long-métrage de Joan Chemla, avec Gael Garcia Bernal, Marine Vacth et Nahuel Pérez Biscayart. Après le décès de son meilleur ami, Daniel se retrouve à l’hôtel Métropole, où se réfugient d’autres exclus et âmes perdues. Il sombre petit à petit dans la violence. Sa rencontre avec Francine va éclairer son existence.


Les Affamés est un drame d’horreur réalisé par le Québécois Robin Aubert qui met en vedette une horde de zombies faisant fuir une population terrifiée. Les critiques parlent de ce « film de terreur pastorale » en le qualifiant de « contemplatif, poétique, humoristique, d’une beauté par moments à couper le souffle, avec quelques idées franchement étonnantes ».


Chez nous (This is our land), de Lucas Belvaux avec André Dussolier et Emilie Dequenne. Pauline est infirmière à domicile, entre Lens et Lille, et s’occupe seule de ses deux enfants et de son père, métallurgiste a la retraite. Sa dévotion et sa générosité la rendent très populaire auprès de ses patients. Les dirigeants d’un parti extrémiste-droite lui propose d’être leur candidate pour les prochaines municipales.


Toutes les infos sur le Stockholms Filmfestival sur ce lien. Vous y trouverez le programme, organisé jour par jour, par ordre alphabétique, par catégorie, et par salle de cinéma. En créant un compte, vous pouvez même créer votre propre emploi du temps (schema).

Stockholms filmfestival logotypLa carte de membre 2017 coûte 260 kr, est valable du 1 août 2017 au 1er août 2018 et donne accès :

  • à des places de cinéma à prix réduit (40 ou 100 kr au lieu de 110 ou 170 kr plein tarif) pendant la durée du Festival,
  • à plus de 10 avant-premières au cours de l’année,
  • entrée libre au Stockholms filmfestival Junior pendant 5 jours en avril 2018,
  • au catalogue du festival.

L’application du Festival (iPhone et Android) comprend le programme complet, une carte des cinémas et des restaurants et bars, et permet également d’acheter les billets de cinéma.

 

A propos Sylvie R 59 Articles

En Suède depuis 33 ans, j’ai habité Uppsala, Ultrå à côté d’Örnsköldsvik et Torserud dans le comté de Värmland, vit depuis 20 ans à Nacka. Après une trentaine d’années comme enseignante titulaire au Lycée Français Saint-Louis, j’ai créé ma petite entreprise de coaching grossesse et accouchement à Stockholm. J’adore écrire et aime partager mes bons plans et bons coins en Suède.

4 Commentaires

  1. Bonjour,

    Comment retire-t-on les billets ? Je viens d’en acheter (one time, sans carte de membre), mais je n’ai pas reçu les tickets par mail, juste l’ordernummer. Une idée de comment obtient-on les billets ? Faut-il les imprimer sur place avant le film ? Ils ne disent rien à ce sujet. Merci !

    • Il faut une carte de membre, sauf pour les « prova på  » biljet (170 sek).Les billets ont un code sur le teléphone à montrer à l’entrée. Pour des questions pour les billets sans carte de membre, il faut vous adresser à : Kulturhuset Stadsteatern plan 0, Sergels torg.

  2. Très bien, merci de la rapidité de votre réponse ! Oui, ce sont des prova på biljet que j’ai acheté. Je pense donc que ces billets-là se retirent uniquement aux points indiqués sur le site : kulturhuset, etc. Encore faut-il le savoir à l’avance !

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